Cabines de plage.

Dans mon souvenir d’enfant, la cabine de plage était l’affichage d’un statut. Parvenus, petits bourgeois, familles nombreuses un peu aisées, pendant que les uns se frottaient au sable, les autres s’offraient un plancher, un abri de vent ou de soleil.

Le confort à la plage dissociait encore les classes sociales, rendant les différences visibles même en maillot de bain.

En même temps, elles étaient le signe d’un enchaînement à sa condition. Impossibilité de profiter d’un dénuement offert par la plage sur une simple natte, impossibilité de souffrir la brûlure naturelle du soleil, contrainte de la propriété projetée sur un espace à peine aménagé.

La démocratisation s’est peut-être engagée…

Lecture à Ciutadella (Minorque)

Minorque est une petite île des Baléares. L’une de ses 2 villes principales s’appelle Ciutadella.
L’été quand la chaleur écrasante s’efface un peu, la fraîcheur s’y installe un peu dans les ruelles étroites et ombragées.

Alors il est l’heure pour ses habitants de profiter de la température plus agréable pour lire ou parler. Les chaises quittent l’intérieur des maisons et investissent le domaine public.

A la plage

Toutes les plages ne se ressemblent pas. Celles du Sud sentent les produits solaires, celles de Bretagne ou de Normandie sentent les gaufres chaudes, les sandales plastiques et les nuages lourds.

In memoriam

En visite sur les plages normandes du débarquement, j’ai croisé par hasard des familles, que je crois d’Europe du nord, en train de visiter les cimetières militaires de la 2nde guerre mondiale.

De styles très différents, le cimetière américain (tracé au cordeau, herbe rase, croix alignées,…) et le cimetière allemand (plus naturel) sont effrayants par le nombre de leurs tombes.

L’atmosphère qui s’en dégage inspire évidemment la considération et l’humilité devant la boucherie qu’ils nous remémorent. L’age des soldats indiqué sur leur tombe nous rappelle à quel point on a sacrifié de jeunes hommes.

Tout cela nous le savons… Mais pas ces tout-petits qui continuent de jouer dans ces grands espaces. Ils sont les relais générationnels qui créeront le monde de demain, inconscients de ce qui a forgé notre histoire, la géopolitique, les sociétés du 20ème siècle dans lesquelles nous avons vécu.

ls sont le futur de notre monde et ne le savent pas encore.

Nous… si !

Ton sur ton

Parfois , le hasard fait que celui ou celle qui contemple l’œuvre la porte un peu sur lui/elle.
Cette série est le fruit de ce hasard qui fait porter au spectateur une tenue dans les tons de ce qu’il contemple.